23 août Irai-je jusqu’au bout ? Malgré leur souffle, m es périples sont des fatigues pour l’esprit C’est l e corps durablement engourdi que je m’inflige de « voler » C’est l’âme purement céleste que je me risque à « m’engouffrer » … dans des cycles terribles, au fil de toboggans larges, rapides et sinueux Je parcours « du paysage » : m’enfonce profond dans des vallons, au milieu de collines forest iè res sauvages ; rencontre toutes sortes d’animaux, plus ou moins familiers — tous ap eurés ; visite des demeures, par d’autres décorées et habitées… Le rythme m’entraîne, sur tout cela, à « surfer » — sans en ébrécher aucune d e s réalités A perte de vue, m es campagnes de science fiction sont des étendues à parcourir en vélo-mobile ou en aile delta Mais, au loin, enfin, j e vois apparaître la mer… originelle Son horizon se distingue en filigrane argenté ; le reflet d es astres solaires dans les flots ventés illumine sa surf...
28 août Aube de papier mâché ; la matinée s’annonce à elle-même « fidèle », pas même gâchée Avec la régularité d’un métronome, les heures, un peu blêmes, invariablement se ressemblent et s’enchaînent R A S Ma terre rêvée, à moi, se manifeste comme rasée : mes cimes célestes presqu’oubliées et mes gouffres humains apparemment comblés D’autres échéances à nous s’imposent Celles de l’avenir des hommes, ces prochaines années Face à notre impuissance, nulle actuelle fraîcheur Face à notre indolence, nul vain repentir Rien qui vaille… La plaie dans nos ventres, aux lèvres fétides, peu à peu s’agrandit Notre ancrage viscéral doucement se meurt, entraînant la lente éploration de l’Ange, juste en-dessus Nous voyant dangereusement nous éloigner de la conjonction suprême — l’Oméga —, l’Ange alors nous suit… Il se mouille dans nos eaux agitées et se fracasse sur nos abrupts rochers Dans les entrailles de nos fragiles destinées, sans défaillir, Il plonge Dans les arca...
6 septembre Rien couramment ne vient… C’est la fin… de rien Quelques bribes de mots : un amas de lettres, un scrabble en vrac Une nébuleuse, lumineuse et compacte ; des flashs, incisifs et éblouissants ; le maillage des étoiles de mon existence, et toute l’information contenue « dedans » Lisez-la pour moi : je n’y reviendrai pas Et si vous n’y parvenez pas, n’abandonnez pas… Car ce qui existe pour moi, existe aussi pour vous — sans jugement, ni tabou Car, par cette lecture de l’inconscient hyper-singulière, c’est bien aussi « le collectif » que j’investis et charge à plein Car, par nécessité, à flux constant, j’hérite de données karmiques à la fois personnelles et opportunistes Car mon incarnation transpersonnelle s’inscrit dans un temps certes donné, mais reliant toutes les humanités Et si mon envie toujours est d’affirmer que « je suis fatiguée », par là donc, j’entrave la suite de toute la communauté impliquée Je me dérobe à ma tâche ...
Commentaires
Enregistrer un commentaire