Articles

Affichage des articles associés au libellé rêve-nocturne

24 - Messages

Image
16 août On se demande… On hésite, on tergiverse, on cogite L’écriture nous deviendrait-elle si intime qu’on la traiterait soudain comme « une étrangère » ? Qu’on ne la comprendrait plus, qu’on ne lui ferait plus confiance Si, un jour, la poésie nous avait gratifié, on le saurait ! Si, une nuit, elle nous avait éclairci, on s’en souviendrait… Quelques lettres majuscules, maladroitement gravées dans le bois lisse et clair : mon prénom — voici mon dernier rêve A l’entrée d’un hôtel ou d’un casino ; sur la planche d’un menu ou d’un planning … Je ne peux « les » suivre — interdite de passage, car pas « officielle » Je fixe très nettement le marquage au canif, et je tente de reconnaître la main qui l’a manuscrit Je m’attarde ; ce n’est pas évident… Quel message singulier peut bien recéler cette mémoire enfouie ? — simplement honteuse ou discrètement affirmée Vient-elle… de « lui » ? Autour, la moquette rouge et les lu...

12 - Si je meurs, je ne veux pas être "cela"

Image
28 juillet D’où vient cet assaut de violence, à l’éveil tardif ? D’où vient cette force larvée, que rien ne laissait envisager ? On ne se connaît pas ; et puis, « on apparaît » avec l’évidence d’oursins mal-disposés Il ne faut pas trop nous chatouiller, ni trop nous faire nous trémousser : nos piquants sont des dards sanglants — si souvent amputés, si singulièrement éclatés Toutes nos jeunes pousses se voient contrariées, à revers de la croissance naturelle et du désir d’éclat Nos tentacules de pieuvre verte s’emmêlent et s’étouffent sous le couvercle hermétique des journées oranges, embrasées au soleil couchant Définitivement, nous devons nous assigner à n’être que « blanc » — sans marque du temps, sans racines aux chevilles et sans vipères aux poignets On dégueule… ce qui n’est pas JOIE Mais on ne sait trop comment, en soi, LA capter, LA vibrer et L’in-conditionner : nous faudrait-il, au préalable, savoir se laisser par ELLE pénétrer et tra...