25 - Le fond
17 août M’inquiète ; un sentiment sournois et tourmenté Me projette ; une surexposition suicidaire et non-justifiée « Une autre », encore, qui me sent jusque dans la tourbe d’été Le feu va se rallumer et, dans l’indifférence apparente, les flammes s’apprêter à tout ré-embraser Un an de souffrance rentrée et de malaise étouffé Un an de passé ivre et de miroir déformé Rien ne s’affirme jamais, dès lors qu’on s’enlise dans de fâcheux compromis — avec soi-même, plus encore qu’avec autrui Tout s’échappe à répétition, dès lors que nos mains ne savent, à temps, se refermer sur nos corps étreints Les trop grandes « abstractions de vie » nous fatiguent et nous rendent ambigus à suivre On le veut On voudrait, sur place, « criser » toute verte dans la folie On voudrait pouvoir un peu se relâcher et prendre racines en une terre « rien que pour nous » On voudrait surtout pouvoir « détacher l’autre » — permanent au bord de nos lèvres, de not...