27 - Verticale
20 août Les grandes émotions ne me traversent pas Mais, très fatalement, « une petite chanson » me berce l’eau du plexus — son feu presqu’éteint Je me sens plutôt bien… à fouler mon imaginaire, libre et doré Je n’accueille que la couleur des roses, car, à moi, « l’autre » aucunement ne vient Je n’ai rien à creuser, rien à envisager, rien à prouver Juste à « méditer » ; de cela, je peux parler… Un peu d’énergie et de rythme dans les oreilles pour maintenir le niveau d’éveil ; et voir « apparaître »… tout ce qui, sous mes yeux, très vite passe son chemin Ce qui surgit me surprend, et souvent me désespère Les langages enfouis ne racontent que peu leur périple : comme du sirop, ils s’infiltrent par les fissures de l’inconscient … et leurs résurgences — par trop opaques !… confuses, surréalistes ou traumatiques — nous donnent une illusion de mort réelle Je fais du collage de vie psychique : de la marmelade d’images usurpées...