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21 - Est-ce bien « moi » ?

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12 août La nuit est-elle si obscure que ce que les gens veulent bien imaginer ou nous faire croire ? Ils décrivent la maladie… Ils le tentent, et ils la fantasment aussi Mais, moi-même, suis-je seulement « malade » ?… Ou, tout au contraire, « mieux portante » que quiconque autour de moi ? On prétend que les schizophrènes s’enferment dans un cocon pour compenser la fragmentation de leur identité et l’indéfinissable de leur réalité ; et qu’en eux-mêmes, pour se rassurer, ils ne cessent de fixer et d’absorber « la tâche » — détaillée jusque dans le vertige des gouffres ou le flou des abstractions Entre eux et l’extérieur, ce serait gelé ; mais, intimement, leurs yeux vivraient, serrés, dans des dimensions enténébrées ou surexposées Ils seraient « pénétrés » Comme cette impression de blindage — derrière une vitre bien trop épaisse et translucide, ne laissant percevoir que les ombres depuis l’autre côté Comme ces peurs, intern...

3 - Ecritures

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13 et 14 juillet Dans l’incertain de ce que l’on crée, on puise le chemin On joue avec ses scories ; on tape la poussière et on lance des pierres On s’ébroue, on se secoue et on se douche… pour se laver du trop plein, du surplus, du superflus L’épure se fait désirer ; la silhouette, racée, tend à s’effacer… au profit de formes alambiquées, torturées … de mots déboîtés, déséquilibrés Je balance sur le fil et bascule dans le vide : là où l’absence de force et la confusion du soir sont les seules reines Le schème est serré, bouclé, tournicoté, hirsute et malmené Le nœud de la pelote ne se délie plus, au risque de stranguler, de gonfler et d’éclater Le jet sirupeux qui en gicle est de framboise et de mûre, très sucré Il macule le mur blanc d’un rouge sang, nacré, ivoiré Dans son informe, un visage apparaît : celui d’un diable carmin brûlé ; l’Ange est retiré Que me dit-il ?… depuis ses sphères évaporées Il m’appelle vers le Ciel ; il me lance des cordes fo...