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40 - Inconscient

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6 septembre Rien couramment ne vient… C’est la fin… de rien Quelques bribes de mots : un amas de lettres, un scrabble en vrac Une nébuleuse, lumineuse et compacte ; des flashs, incisifs et éblouissants ; le maillage des étoiles de mon existence, et toute l’information contenue « dedans » Lisez-la pour moi : je n’y reviendrai pas Et si vous n’y parvenez pas, n’abandonnez pas… Car ce qui existe pour moi, existe aussi pour vous — sans jugement, ni tabou Car, par cette lecture de l’inconscient hyper-singulière, c’est bien aussi « le collectif » que j’investis et charge à plein Car, par nécessité, à flux constant, j’hérite de données karmiques à la fois personnelles et opportunistes Car mon incarnation transpersonnelle s’inscrit dans un temps certes donné, mais reliant toutes les humanités Et si mon envie toujours est d’affirmer que « je suis fatiguée », par là donc, j’entrave la suite de toute la communauté impliquée Je me dérobe à ma tâche ...

37 - Méditation I

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4 septembre (matin) La télévision grésille ; les programmes ont shunté : que vais-je maintenant suivre comme ligne de fuite ? Confiance en la chair… pour s’abstraire du shaker C’est comme « une méditation » — qui ne porterait pas ce nom et qui se signerait dans l’émotion Le cadre, intérieur, vient à manquer ; mais, doucement, attentivement, peu à peu on se laisse pénétrer Et le rêve alors « prend possession »… avec un arrière-goût de sucre mouillé dans le café Le confort corporel est essentiel à l’adhérence idéelle Ne rien forcer ; juste, en désordre, au fond de soi laisser reposer Et aborder ce qui, là, s’érige Descendre au niveau de « l’éveil » — le vrai !… et entendre le chuchotement de ses mots mélodiques et discrets Dans le plaisir gustatif du palais, toujours, accompagner l’arôme tiède et caractéristique qui continue amèrement de se déployer et de s’amplifier Se réchauffer S’incorporer ; et, dans la lenteur du proces...

4 - Etat premier

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15 juillet C’est un rêve… juste une limbe… un rien qui dort, sans rien émettre, sans rien compromettre Quelque chose d’éteint ; du point de vue de la conscience, une architecture décalée, isolée — avec un alphabet aussi émergent qu’effiloché Pour vous, peut-être, les images ne se forment pas ; mais, dans mon film mental, elles défilent pourtant… inlassablement Leur flot est inexorable, signe que je vis Mes petites morts sont de simples bifurcations : des réagencements — pour des confirmations ou des infirmations, à venir Il en existe mille ! Je ne les compte plus… Elles m’assaillent de leur refrain, véritable tremplin : récapitulation, régénération — préparant le rebond prochain Mes petites morts sont le souffle de mes images, dès lors que celles-ci s’animent, et prennent de la vitesse sans se tordre Les rêves. Quels sont les vôtres ? Je vous confie les miens Je n’ai pas la main… Comprenez-le bien Je suis le fil qui se déroule et me guide… sans que j’agripp...