37 - Méditation I
4 septembre (matin) La télévision grésille ; les programmes ont shunté : que vais-je maintenant suivre comme ligne de fuite ? Confiance en la chair… pour s’abstraire du shaker C’est comme « une méditation » — qui ne porterait pas ce nom et qui se signerait dans l’émotion Le cadre, intérieur, vient à manquer ; mais, doucement, attentivement, peu à peu on se laisse pénétrer Et le rêve alors « prend possession »… avec un arrière-goût de sucre mouillé dans le café Le confort corporel est essentiel à l’adhérence idéelle Ne rien forcer ; juste, en désordre, au fond de soi laisser reposer Et aborder ce qui, là, s’érige Descendre au niveau de « l’éveil » — le vrai !… et entendre le chuchotement de ses mots mélodiques et discrets Dans le plaisir gustatif du palais, toujours, accompagner l’arôme tiède et caractéristique qui continue amèrement de se déployer et de s’amplifier Se réchauffer S’incorporer ; et, dans la lenteur du proces...